Mais où est donc passé Henry, le robot sexuel de Madame ?

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Des robots pour le plaisir

Il y a un an tout juste, apparaissait sur le marché de la High-Tech, le fameux robot sexuel destiné aux femmes : Henry. Qu’est-il devenu depuis et où en est-on du plaisir féminin ? Voici un article qui vous éclairera sur le sujet.

« Je m’présente, je m’appelle Henry, j’voudrais bien réussir ma vie, être aimé, être beau et surtout intelligent… » Non ! Vous n’y êtes pas ! Il ne s’agit pas de la chanson de Daniel Balavoine, chanteur à succès des années 80 mais bien de ce fameux robot sexuel pour femmes, créé il y a un an, répondant au doux nom de Henry.

Doté d’une intelligence artificielle et d’un sens de l’humour redoutables, il est en plus parait-il, divin au lit ! En mars prochain, on fêtera son premier anniversaire. Mais qu’en est-il de lui aujourd’hui ?

Henry, le robot sexuel de ces dames

Oui ! Henry n’est pas comme les autres. Il est grand : 1m80 , beau (pas un poil de graisse et des abdos en forme de tablette de chocolat), drôle, même très drôle parfois et inégalable au lit (des prouesses exceptionnelles, soi-disant) !

De plus, Henry est intelligent. Il peut tenir facilement une conversation (pas plus limitée que certains hommes), a de la répartie lorsqu’on aborde l’humour, (une qualité dont raffolent les femmes) et adore faire des blagues ou des jeux de mots, faisant ainsi rire Madame. Il peut même déclamer des poèmes et chanter les chansons préférées de sa propriétaire. (Quel romantique ce Henry !)

Le robot proche de la perfection

Mais ce n’est pas tout. Henry possède aussi une intelligence artificielle digne des plus grands séducteurs. Ce beau ténébreux, conçu par la société RealBotix, n’a pas son pareil pour satisfaire Madame au lit.

Jamais fatigué, insatiable, gourmand de sexe, silencieux, ne contredisant jamais les pensées de Madame ou de Monsieur, d’ailleurs, Henry est le plus merveilleux des sextoys nouvelle génération, créés à ce jour.

Toutefois, Henry a un prix et pas n’importe lequel. Il faudra compter entre 11 000 et 15 000 dollars (9 600 euros et 13 100 euros), selon les options choisies pour partager sa vie. Certes, cela peut paraître extrêmement cher au départ mais d’après ses créateurs, il faut le voir plutôt comme un investissement à long terme.

Henry, tu me fais languir !

Oui mais voilà, au bout d’un an d’existence, Henry n’est pas encore complètement au point et reste au stade de développement pour l’instant. Si sa plastique est parfaite comme mentionné plus haut, son poids n’est pas assez élevé (il pèse 40 kg tout mouillé !), ses gestes manquent de coordination et il n’y a réellement que sa tête qui fonctionne via une application smartphone.

Matt McMullen, PDG de Realbotix a donc annoncé en 2018 que Henry devait subir encore quelques modifications afin d’améliorer les performances du bellâtre. Une première version commerciale est pourtant prévue d’ici la fin de l’année 2019, avec la possibilité de choisir parmi de nombreuses options payantes, entre-autres celle de la « fameuse » taille du pénis.

Et l’amour dans tout ça  ?

Il faudra attendre le début du XXème siècle pour que les sextoys sortent du domaine médical et deviennent des objets de plaisir à part entière. Et bien que ces derniers furent utilisés depuis que le monde est monde (par exemple, Cléopâtre utilisait un rouleau de papyrus, rempli d’abeilles d’après un historien grec), ce n’est qu’à partir de 1983 que l’entreprise Vibratex lança sur le marché le petit Rabbit, créant une stimulation aussi bien interne qu’externe.

Evolution des sextoys ou évolution des mœurs ?

Depuis, les sextoys n’ont cessé d’évoluer et l’on observe en France, une forte augmentation des ventes, notamment depuis une demi-douzaine d’années . Par ailleurs, 49% des Françaises avouent avoir déjà utilisé un vibromasseur au moins une fois dans leur vie, ce qui témoigne également d’une certaine « banalisation » des mœurs et de l’utilisation de ces joujoux.

Cependant, qu’en est-il aujourd’hui du plaisir féminin ? Autant la femme robot Aïko (Bien-aimée en japonais) compagne de Le Trung, geek canadien d’origine vietnamienne ou encore Harmony, de la société Abyss Creations filiale de RealBotix existent depuis quelques temps déjà, Henry reste une exception sur le marché des robots sexuels destinés aux femmes.

Le plaisir de la femme refoulé ?

Serait-ce les nombreuses voix à s’insurger et à brandir le drapeau de la moralité lorsqu’il s’agit du plaisir des femmes qui en seraient la cause ? On peut effectivement se poser la question lorsque l’on sait que le marché de l’industrie du sexe est pour la plupart, uniquement orienté vers les hommes.

Le fantasme de la femme ou de l’homme « parfaits », fabriqués par la main de l’homme est par conséquent devenu une réalité évidente et dans quelques années, on pourra même épouser « son » robot comme on épouse sa femme ou son mari aujourd’hui.

Des « amours » de robots à l’apparence humaine

En revanche, si certains y voient une parjure de l’amour entre un homme et une femme, pourquoi ne pas apprécier aussi le bon côté des choses et se dire que pour toutes celles et tous ceux qui sont seuls, disgraciés, maladivement timides ou qui ont une sexualité particulière, cela peut représenter une avancée formidable.

Nos petits robots s’appelleront alors des humanoïdes et revêtiront une apparence humaine. On se surprendra même à les aimer. Après tout, certaines personnes entretiennent déjà un lien affectif avec leur voiture ou leur smartphone, non ?

Tout ceci peut paraître incroyable aujourd’hui mais n’oublions pas qu’il n’y a pas si longtemps, on avait grandement peur de tout ce qui était différent de nous : mariages interraciaux interdits, homosexuels pourchassés, etc. et quand bien même l’on redouterait une révolte des robots ultra sophistiqués envers leur créateur, il n’en est pas moins vrai que l’androïde fera partie de notre univers. Et nous n’en sommes qu’au début.



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